Dossier : Bilan de la politique étrangère de l’Espagne sous José María AZNAR (1996-2004)

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bilan de la politique étrangère de l'espagne sous josé maría aznar (1996-2004)

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur. Les idées ou opinions émises ne peuvent en aucun cas être considérées comme l’expression d’une position officielle de l’association Les Jeunes IHEDN.

À PROPOS Du dossier

Le 23 janvier 2003, quelques semaines seulement avant que l’Espagne n’apporte officiellement son soutien inconditionnel aux États-Unis dans sa guerre préventive en Irak, Manuel MARÍN GONZÁLEZ, alors porte-parole du groupe socialiste, avait exprimé une opinion largement répandue dans le pays devant le Congrès espagnol. Si le gouvernement de José María Aznar venait à s’engager aux côtés des États-Unis, il réduirait à néant le consensus national des trente dernières années en matière de politique étrangère, lui substituant une nouvelle politique étrangère que Celestino ARENAL qualifierait par la suite de « néo-nationaliste vis-à-vis de l’Europe, et suiveuse des États-Unis ».

Pour Manuel MARÍN GONZÁLEZ, une telle rupture dans la politique espagnole menée depuis 1975 porterait inévitablement atteinte à la cohésion de l’Europe sur le plan diplomatique en plus d’avoir de profondes répercussions sur les relations de l’Espagne avec l’Amérique latine et la Méditerranée.

Nec sine te nec tecum vivere possum, écrivait à propos OVIDE : pour pouvoir avoir confiance dans son allié, encore faut-il que ce dernier soit prévisible…

À propos de l'auteur

Adélaïde CAMAIONI

Adélaïde CAMAIONI est étudiante en master 2 Relations Internationales – spécialisation Affaires européennes – à Sorbonne Université. Adélaïde se passionne pour la diplomatie et les relations internationales et s’intéresse plus particulièrement aux questions de stratégie et de sécurité européenne et internationale, sujet qu’elle a notamment pu explorer en réalisant l’an dernier un mémoire académique intitulé « La révolution de l’intelligence artificielle – quelles conséquences pour la sécurité internationale ? ». Après avoir participé au 131ème « cycle IHEDN-Jeunes », Adélaïde a rejoint les Comités Sécurité intérieure (en qualité de chargée de mission adjointe GT Ops « gestion de crise ») et Europe (en qualité de chargée de mission « publications »). En janvier prochain, elle commencera un stage au Bureau des Relations Internationales (BRI) du ministère des Armées, zone Europe du Nord.

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