Commissaire des armées dans la division action de l’état en mer |Commissaire de première classe Ornella

Commissaire des armées à l'action de l’état en mer

Commissaire de première classe Ornella

Au sein de la division « action de l’Etat en mer » de la préfecture maritime de la Méditerranée, je travaille à l’adaptation du cadre réglementaire local en faveur de la protection de l’environnement marin.

1. En quoi consiste votre travail ?

L’enjeu principal est la conciliation des usages au sein d’un espace encore synonyme de liberté absolue pour la plupart des usagers de la mer. Je mène principalement un travail de concertation avec les autorités publiques territoriales et les acteurs socio-économiques de la façade méditerranéenne, qui s’étend de Menton à Banyuls en englobant la Corse.

Je traite des sujets aussi variés que la protection des herbiers de posidonie (herbes marines), la recherche scientifique marine, l’implantation des énergies marines renouvelables ou le développement des activités innovantes en mer (drones, barges de loisirs, etc…). Je suis également ponctuellement des dossiers ayant trait à la sécurité maritime (lutte anti-pollution, secours en mer), ou à la sûreté des approches (police de l’environnement, encadrement de grands événements nautiques).

2. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Après deux premières affectations à bord de bâtiments de la Marine nationale pendant lesquelles j’ai pu mettre à profit ma formation d’administrateur embarqué, j’ai bénéficié d’un poste à terre au sein d’un organisme du Service du commissariat des armées (SCA) voué à assurer un soutien de proximité aux unités militaires locales. Ces différentes expériences m’ont permis d’envisager un poste qui combinait à la fois mes connaissances du milieu opérationnel et celles liées à l’organisation territoriale. Je ne suis pas juriste de formation mais j’ai pu rapidement prendre le pli en me confrontant à des problématiques concrètes.

3. Pourquoi le SCA ?

En 2012, tout juste diplômée d’une école de commerce, j’ai commencé ma carrière professionnelle en tant que chargée de formation au sein d’une grande entreprise agroalimentaire française. Lorsque j’ai entendu parler du statut de commissaire des armées et de la polyvalence des métiers qui étaient proposés, dans un environnement français et international, j’ai voulu tenter l’aventure !

Embrasser une carrière militaire, qui plus est en étant rattachée à la Marine nationale, était une motivation supplémentaire puisqu’elle pouvait me permettre de vivre au quotidien des valeurs auxquelles j’étais fondamentalement attachée : la cohésion, la loyauté et le dépassement de soi. Le SCA me permet de capitaliser sur mes compétences professionnelles tout en m’épanouissant dans un cadre opérationnel.

4. Un conseil à donner ?

Pour convaincre un employeur, il faut être soi-même convaincu de l’intérêt qu’occupe le poste à nos yeux et de la valeur ajoutée que l’on apportera à l’entreprise. Aujourd’hui, de nombreuses plateformes permettent d’échanger directement avec des professionnels en activité. Les éléments d’ambiance qui ressortent de ces échanges peuvent permettre de faire des choix sur des critères plus subjectifs, difficilement transcriptibles dans une fiche de poste.

Pour en savoir plus : Cap’Pro

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