Conseiller juridique aux opérations (LEGAD) | Commissaire de première classe Josselin

Conseiller juridique aux opérations (LEGAD)

Commissaire de Première Classe Josselin

Mon métier actuel de militaire, conseiller juridique opérationnel (plus communément appelé « LEGAD » pour « legal advisor »), consiste à conseiller le commandement de la défense aérienne sur l’application du droit dans les opérations aériennes.

1. En quoi consiste votre travail ?

La richesse de mon poste se trouve avant tout dans sa diversité : complètement intégré au monde des opérations aériennes, je suis amené à conseiller des autorités aussi bien sur l’application du droit national, que du droit aérien ou du droit international humanitaire (plus communément appelé droit des conflits armés) dans le cadre des missions auxquelles l’armée de l’Air et ses moyens sont parties prenantes.

La singularité de ce métier tient également au fait qu’il peut être exercé aussi bien en France qu’en opération extérieure. Ainsi, j’ai été plusieurs fois envoyé en opérations en qualité de LEGAD. Dans ce cadre, je conseillais le commandement français quant à l’application du droit dans plusieurs types de missions menées depuis les airs. La dimension internationale est également très forte puisque certaines opérations sont menées dans le cadre d’alliances ou de coalitions dans lesquelles j’étais complètement inséré (il est donc particulièrement indispensable d’avoir un niveau adapté en langue anglaise).

Vous l’aurez compris, dans ce métier, véritable courroie de transmission entre le droit et les opérations, la routine est impossible et le dynamisme est indispensable !

2. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Avant de m’engager dans l’armée, j’ai effectué une classe préparatoire aux grandes écoles à Dijon, puis j’ai suivi le Master du Programme Grande Ecole de Skema Business School à Lille. En parallèle je suivais un Master en droit des affaires européen et comparé de l’Université du Littoral, en partenariat avec Skema.

Après ma réussite au concours des commissaires des armées, j’ai suivi des enseignements en droit des conflits armés, matière du tronc commun, dès la première année d’école. Je me suis pris de passion pour ce domaine du droit, dont l’exercice dans le milieu militaire se trouve à la jonction entre l’analyse juridique et le monde des opérations extérieures. La rigueur et la curiosité sont donc indispensables car vous devez maîtriser aussi bien le droit que les aspects plus techniques propres aux opérations.

Après l’école, j’ai eu l’occasion de suivre plusieurs formations dans ce domaine et d’effectuer des exercices, avant d’être déployé en opération extérieure.

3. Pourquoi le SCA ?

Bien que je n’ai pas de famille militaire, j’ai toujours été attiré par ce milieu et ai ainsi voulu acquérir le maximum d’expériences dans ce domaine. Ainsi, pendant mon année de césure, j’ai effectué une préparation militaire supérieure dans l’armée de Terre, réalisé un contrat armée jeunesse à la Direction générale de l’armement et ai participé au séminaire grandes écoles de l’IHEDN.

Dès la fin de mes études, mon attrait pour le milieu militaire ayant été confirmé par mes stages, j’ai étudié les voies qui me permettaient de mettre ma double compétence, acquise sur mes deux Masters, au profit de mon pays et des armées.

J’ai ainsi présenté et réussi en 2015 le concours de commissaire des armées, métier dans lequel la finance et le droit font partie des compétences recherchées.

4. Un conseil à donner (à des jeunes faisant face à l'insertion professionnelle) ?

Etre volontaire, curieux et audacieux afin d’acquérir le maximum de connaissances et réaliser le plus d’expériences possibles dans tous les domaines qui peuvent vous intéresser !

Pour en savoir plus : Cap’Pro

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