Diplomatie de défense : définition et incarnation par la coopération militaire de la France

Publications

[ décryptage ]

-------------------------------------------

diplomatie de défense : définition et incarnation par la coopération militaire de la France

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur. Les idées ou opinions émises ne peuvent en aucun cas être considérées comme l’expression d’une position officielle de l’association Les Jeunes IHEDN.

À PROPOS DE L’ARTICLE

Dans la nouvelle Revue nationale stratégique, l’influence a été érigée au rang de fonction stratégique par le président Emmanuel MACRON. Dans son discours de Toulon prononcé le 9 novembre 2022, le locataire de l’Élysée a avancé que l’influence serait désormais « dotée de moyens substantiels, coordonnée au plan interministériel, avec pour sa déclinaison internationale, un rôle central du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ». L’importance donnée à cette notion n’est pourtant pas nouvelle. Aux côtés de l’anticipation des crises, l’influence constitue le second objectif de la diplomatie de défense.

Notion initialement anglo-saxonne, la diplomatie de défense constitue le cadre de l’action extérieure de l’État depuis la fin de la Guerre froide. Celle-ci désigne l’utilisation de l’outil militaire à des fins diplomatiques, à travers un réseau civilo-militaire, en vue de participer à la politique d’influence de la France et d’anticiper les crises. Elle décline son action en trois principaux axes identifiés par Henry ZIPPER DE FABIANI, parmi lesquels figure la coopération militaire. Le présent développement s’attachera donc à expliquer en quoi la coopération militaire répond pleinement aux objectifs de la diplomatie de défense.

À propos de l'auteur

Valentin METRAL

Valentin METRAL est étudiant à Sciences Po Rennes et responsable des délégations internationales auprès du Comité directeur des Jeunes IHEDN.

Thumbnail

Actualité précédente

Thumbnail

Actualité suivante