Négociatrice à la Direction Générale de l’Armement (DGA) | Mathilde

Acheteuse / Négociatrice pour la DGA

Mathilde

Je suis acheteuse négociatrice à la Direction Générale de l’Armement (DGA). Je suis donc en charge des achats d’opérations d’armement. Au sein des Jeunes IHEDN, je suis en charge du cycle « Diplomatie du Rafale » pour le comité « Culture & Influences », depuis un an et demi. A ce titre, j’ai eu la chance de présenter de nombreuses conférences ainsi que d’organiser des visites.

 

1. EN QUOI CONSISTE VOTRE TRAVAIL ?

En tant qu’acheteur, je suis en charge de la contractualisation des achats des opérations d’armement. Les forces font remonter leurs besoins aux États-Majors qui les relaient à la DGA. L’acheteur, avec une équipe composée de manager, d’architectes techniques, de financiers et de juristes, précise le besoin avant de consulter les industriels, de négocier et de contractualiser, dans le respect des procédures légales.

2. COMMENT EN ÊTES-VOUS ARRIVÉE LÀ ?

Je suis diplômée de l’ESME Sudria, spécialisée en mécatronique. Une fois mon diplôme d’ingénieur en poche, j’ai pris différents postes chez les industriels de défense. D’abord en tant qu’ingénieur d’essais, ensuite en tant qu’ingénieur système et, ayant besoin de plus de challenge, en tant que commerciale. Mais, finalement, je me suis rendue compte que ce que je voulais c’était travailler pour des valeurs, et au nom de mon pays. C’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi de rejoindre la DGA.

3. POURQUOI LA DGA ?

Ce qui me plait c’est être la jonction entre les forces et les industriels de défense. Il faut savoir s’adapter aux besoins, aux technologies et au paysage industriel du moment. En tant qu’ingénieur, j’ai également une multitude de postes qui me seront ouverts ensuite. Aujourd’hui, je travaille dans les achats, mais si demain je veux retourner dans la technique ou faire de la gestion de projet, ce sont des voies qui me seront totalement possible. Et cela, partout en France !

4. POURQUOI AVOIR REJOINT LES JEUNES-IHEDN ?

Je me suis engagée dans l’association car je souhaitais rencontrer d’autres jeunes professionnels qui s’intéressent aux questions de défense et développer mes connaissances dans le domaine. Après l’afterwork de rentrée, j’ai décidé de rentrer dans le comité Culture & Influences. La France est un pays historiquement riche et qui a su marquer toutes les époques par son rayonnement. Aujourd’hui encore, sa culture est importée dans le monde entier et c’est cette influence qui lui permet ainsi de prendre sa place sur l’échiquier mondial. Assez rapidement, il m’a été demandé de reprendre le cycle « Diplomatie du Rafale », qui nous permet d’étudier et de mettre en lumière l’importance des systèmes de défense dans les décisions géopolitiques autant que sur les théâtres d’opérations. Aujourd’hui, j’ai aidé mon comité à organiser 3 conférences ainsi que des visites. Ce qui est passionnant, c’est de pouvoir nous même cultiver nos connaissances, tout en sensibilisant le plus grand nombre !

5. UN CONSEIL À DONNER ?

Je pense qu’il faudrait dire aux jeunes d’arrêter de se poser trop de questions. S’ils font ce qu’ils aiment, ils seront forcément bons dans leur domaine. Une fois leur diplôme obtenu, ils se rendront vite compte qu’un tas de passerelles existent. Par exemple, aux achats, nous avons tous des profils différents : sur le même poste, vous pouvez retrouver des ingénieurs, comme des juristes ou même des personnes ayant fait une école de commerce ou Sciences Po. Il ne faut pas avoir peur de se tromper, il est toujours temps de se réorienter !

Pour en savoir plus : Cap’Pro

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