Hasbara israélienne et guerre cognitive : une articulation stratégique

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Hasbara israélienne et guerre cognitive : une articulation stratégique

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’autrice. Les idées ou opinions émises ne peuvent en aucun cas être considérées comme l’expression d’une position officielle de l’association Les Jeunes IHEDN.

À PROPOS DE L’ARTICLE

Dans les conflits contemporains, la confrontation ne se limite plus au seul emploi de la force armée : elle se manifeste également dans l’espace des représentations, des récits et des perceptions. Naissent ainsi des techniques rhétoriques et des formes de manipulation de l’information particulièrement dangereuses, qui modifient la nature de cette dernière et remettent en question sa fiabilité immédiate. Par conséquent, une information peut désormais être utilisée en tant qu’arme stratégique, elle peut désormais être utilisée pour influencer, désorienter, affaiblir, semer la confusion, diviser les sociétés et décrédibiliser l’adversaire.

Afin de préserver ses intérêts sur la scène internationale, Israël a progressivement mis en place un ensemble d’institutions militaires et politiques spécifiquement formées à l’emploi stratégique de l’information. Cette capacité à tirer parti des renseignements collectés s’inscrit dans le cadre d’une stratégie informationnelle à double volet : d’une part, une logique de communication politique incarnée par la hasbara ; d’autre part, une logique d’emploi de l’information comme instrument de guerre cognitive.

L’intérêt d’une telle étude est double. D’une part, examiner la mise en œuvre de la hasbara israélienne permet de comprendre comment un État parvient à institutionnaliser la gestion de son image internationale en mobilisant des ressources diplomatiques, médiatiques et numériques. D’autre part, elle éclaire l’évolution des stratégies de conflictualité, dans lesquelles l’objectif n’est plus seulement de convaincre, mais de persuader en agissant directement sur la perception de l’adversaire.

À propos de l'autrice

Laura Robert

Étudiante en deuxième année de Master en Droit International, parcours Sécurité Internationale, Cybersécurité et Défense, Laura Robert souhaite se spécialiser dans l’expertise des conflits armés. Elle appartient au pôle Guerre informationnelle et Guerre cognitive du comité d’études Cultures et Influences des Jeunes IHEDN et réalise son mémoire de fin d’études sur la guerre cognitive et l’essor de l’hacktivisme russes.

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