Chebaa et le Golan : les lignes de fracture d’un conflit sans frontières claires

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Chebaa et le Golan : les lignes de fracture d’un conflit sans frontières claires

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur. Les idées ou opinions émises ne peuvent en aucun cas être considérées comme l’expression d’une position officielle de l’association Les Jeunes IHEDN.

À PROPOS DE L’ARTICLE

Cet article met en lumière la manière dont les fermes de Chebaa et le plateau du Golan s’inscrivent au cœur d’un conflit régional durable, né de frontières imprécises héritées du démembrement de l’Empire ottoman. L’absence de délimitation claire entre la Syrie et le Liban, combinée aux conséquences de la guerre des Six Jours de 1967, a installé une ambiguïté juridique persistante. Tandis que le Golan est considéré par la communauté internationale comme un territoire syrien occupé par Israël, le statut des fermes de Chebaa demeure incertain, nourrissant des revendications concurrentes et empêchant toute résolution claire du différend.

Au-delà de cette indétermination juridique, ces territoires jouent un rôle stratégique et symbolique majeur. Ils constituent à la fois des leviers de légitimation politique pour les États concernés et des points d’ancrage pour des rivalités géopolitiques plus larges, impliquant notamment le Hezbollah et l’Iran face à Israël. Entre impératifs sécuritaires, enjeux hydriques et logiques de puissance, Chebaa et le Golan illustrent ainsi la transformation de litiges frontaliers en foyers de tension régionale, où le statu quo, maintenu par un équilibre fragile, reste en permanence exposé au risque d’escalade.

À propos de l'auteur

Soumia Bouzeboudja

Soumia Bouzeboudja est diplômée du Master 2 « Carrières publiques et internationales » de l’IEP d’Aix-en-Provence. Elle est actuellement attachée d’administration de l’État au sein du ministère des Armées. En parallèle de ses fonctions, elle poursuit une formation continue en arabe littéral à l’INALCO. Elle intervient également de manière ponctuelle au sein d’établissements publics pour dispenser des enseignements en droit public. Engagée sur les questions géopolitiques, elle est membre du comité Moyen-Orient de l’IHEDN.

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