Chef d’État-Major de la direction zonale des CRS Ouest | Commandant Yannick Moreau

Chef d’État-Major de la direction zonale des CRS Ouest

Yannick MOREAU

Chef d’État-Major de la direction zonale des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) Ouest, auditeur au 31e séminaire régional IHEDN-jeunes.

1. En quoi consiste votre travail ?

À l’instar de tout chef d’état-major, je suis une sorte de chef d’orchestre. La direction zonale des CRS Ouest en quelques chiffres représente :

  • 20 départements et 4 régions administratives ;
  • 10 unités opérationnelles bientôt 11 avec la création d’une nouvelle unité, le centre motonautique national et un centre de formation national pour un total de plus 1600 agents opérationnels, administratifs et techniques.


À disposition du directeur zonal des CRS Ouest, mes missions sont multiples et touchent à la fois des domaines opérationnels, administratifs et managériaux : animation et coordination de l’activité des structures de la direction zonale, intérim au besoin du directeur zonal ou de son adjoint, direction des groupements opérationnels CRS (commandement de plusieurs unités opérationnelles) sensibles, comme des visites présidentielles, des manifestations et événements de grande ampleur, animation de la communication interne et externe de la direction zonale.

2. Comment en êtes-vous arrivé là ?

J’ai commencé mon parcours en 2001 en qualité de militaire du rang en accomplissement de mon service militaire, puis me suis engagé comme gendarme adjoint. Avec la réussite au concours externe d’officier de police, mon objectif était de rejoindre les compagnies républicaines de sécurité (CRS). Mon classement en sortie d’école m’a permis d’atteindre ce but. De sous-lieutenant chef de section, j’ai occupé différents postes successifs au sein de l’institution : lieutenant chef de détachement (deux sections), puis lieutenant adjoint de chef de bureau en direction centrale, capitaine adjoint au commandant de compagnie, puis chef de bureau en direction zonale. Parallèlement j’ai renoué avec la gendarmerie en signant un contrat dans la réserve opérationnelle. Après avoir repris mon grade de brigadier-chef, j’ai été promu sous officier. Puis une sorte de consécration en CRS avec la promotion au grade de commandant sur le poste de commandant de compagnie.
Pendant ce temps de commandement et en pleine période de crise sociale « gilets jaunes », j’ai subi avec succès les épreuves écrites et orales de la voie d’accès professionnelle (VAP) pour accéder au corps de conception et de direction (commissaires de police). Enfin j’ai eu l’opportunité, à l’issue des deux ans de scolarité, de retrouver ma spécialité et de mettre à profit mon expérience passée dans mon poste actuel. 

3. Pourquoi avoir choisi la police et la gendarmerie nationale?

Gamin, je voulais devenir pilote d’hélicoptère. Mais le diagnostic d’une myopie m’a contraint, vu les normes de l’époque, à m’éloigner de la carrière militaire. Je me suis donc tourné vers ce qui m’apparut comme la plus militarisée des institutions civiles : les CRS.
Ce choix des CRS – de carrière – et de la gendarmerie – en réserve opérationnelle – est un choix de l’engagement au service des autres, au service de mes concitoyens notamment des plus faibles. Ce choix de l’engagement, complémentaire pour apprendre et partager le meilleur des institutions civile et militaire, se fait toujours à la lumière des valeurs communes qui nous rassemblent : servir avec exemplarité, esprit de sacrifice, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité. 

4. Un conseil à donner ?

L’engagement, pour être total et empreint d’une motivation inébranlable, doit correspondre à ses aspirations. Il doit en cela être guidé par une réelle curiosité. Prendre des contacts, des renseignements, poser des questions, réaliser des stages, profiter d’un engagement dans les réserves par exemple, pour orienter ses choix et parcours en connaissance de cause. Cela facilitera grandement les échanges liés à la motivation lors des épreuves orales au moment du recrutement, et cela ne fera que gagner du temps dans les démarches à réaliser pour atteindre des objectifs clairement identifiés.

Pour en savoir plus : Cap’Pro

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