Anticiper un conflit de haute intensité depuis l’Indo-Pacifique

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anticiper un conflit de haute intensité depuis l'Indo-Pacifique

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur. Les idées ou opinions émises ne peuvent en aucun cas être considérées comme l’expression d’une position officielle de l’association Les Jeunes IHEDN.

À PROPOS DE L’ARTICLE

L’Espace mondial est à un tournant inédit depuis la fin de la Guerre Froide en Indo-Pacifique. D’un côté, les États-Unis entendent demeurer la puissance primus inter pares au XXIème siècle tandis que le Parti communiste chinois entend faire de la Chine la première puissance mondiale dans tous les domaines à l’horizon 2049 (les 100 ans de la République de Chine), lavant ce qu’il nomme le « Siècle d’Humiliation » (百年国耻, 1839-1949). En parallèle, la désoccidentalisation de l’ordre international accompagne une mondialisation où les économies asiatiques s’affirment de plus en plus depuis les années 1970. Dans un entre-deux où les États-Unis peinent à garantir seuls un ordre international libéral consensuel et la Chine peine à proposer pour l’instant une gouvernance mondiale alternative fiable, cette bipolarisation sino-américaine imparfaite et incomplète entretient l’incertitude. Depuis la crise de 2008, un tel renchérissement du risque de conflit de haute intensité en Indo-Pacifique nourrit et se nourrit de la Guerre en Ukraine (depuis 2014). En dernière analyse, comme sur le front ukrainien, des sommets de l’Himalaya au détroit de Taiwan se matérialisent l’échec d’une réforme consensuelle de la gouvernance mondiale et des verrous de l’ordre international post-Guerre Froide voire post-1945. Dans l’attente d’un nouveau modus vivendi, l’anticipation d’un conflit majeur est de mise.

À propos des auteurs

Gabriel GERVAIS

Gabriel GERVAIS est responsable du comité Asie-Océanie. Il est étudiant au sein de l’École d’Affaires Publiques de Sciences Po Paris en master Politiques Publiques.

Marine MARTINS

Marine MARTINS est membre du Comité Asie-Océanie. Elle effectue son Master en Relations Internationales spécialité sécurité et défense au sein de Sciences Po Paris.

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