Ingénieur Essais Simulateur de Vols chez Akkodis | Adrien Auger​

Ingénieur Essais Simulateur de Vols chez Akkodis

Adrien AUGER

Je travaille actuellement en tant qu’Ingénieur Essais Simulateur de Vol (Simulator Test Engineer) chez AKKODIS pour le compte d’un avionneur depuis Avril 2023. En parallèle de cela, je suis en cours de recrutement au sein de l’Armée de l’Air et de l’Espace pour rejoindre la Réserve Opérationnelle de Haut Niveau (FMIR HN) en tant qu’offiicier. J’ai également postulé au 140e cycle Jeunes IHEDN en Nouvelle-Aquitaine

1. EN QUOI CONSISTE VOTRE TRAVAIL ?

Ce métier consiste à réaliser des essais sur les différents systèmes d’un avion à l’aide d’un simulateur de vols tels que la qualité de vol, la performance ou l’intégration de nouvelles fonctions. Il peut également arriver de participer à des sessions plus opérationnelles en collaboration avec des compagnies aériennes et leurs pilotes de ligne. On reproduit alors des scénarios qu’il vivent au quotidien afin de proposer des améliorations de procédures. Dans le monde des essais, leur traçabilité est primordiale. Ceux-ci peuvent servir à la certification d’un avion accompagné des analyses du Bureau d’études. Nous travaillons en étroite collaboration avec les métiers des Essais en Vol comme les pilotes d’essais, les FTSE (Flight Test Specialist Engineer) ainsi que les Ingénieurs Navigants. C’est un métier vraiment enrichissant.

2. COMMENT EN ÊTES-VOUS ARRIVÉ LÀ ?

À l’âge de 15 ans, au lycée du Mirail à Toulouse, j’ai eu l’opportunité d’obtenir le brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA). J’ai ainsi découvert le pilotage de planeur et ai par la suite réalisé un stage de découverte au Club de Saint-Gaudens où je suis tombé amoureux de cette activité. Le vol sans moteur, propulsé par les éléments naturels, m’a semblé être la façon la plus magique de défier la gravité. À ce moment-là, j’ai immédiatement compris que je voulais consacrer ma vie à cette passion. C’est pourquoi j’ai décidé d’intégrer la filière STI2D avec l’option Système d’Information Numérique (SIN). 

Après avoir obtenu mon baccalauréat, j’ai eu la possibilité d’entrer en Classe Préparatoire aux Grandes Écoles (CPGE) destinée aux bacheliers technologiques TSI (Technique et Sciences Industrielles) . Néanmoins, j’ai finalement opté pour un DUT en Génie Industriel et Maintenance avec une option en Aéronautique à l’IUT de Blagnac. Au cours de cette période, j’ai réalisé trois stages, dont deux chez ATR (Chaîne d’assemblage et essais en vol). Le dernier stage m’a conduit à la Base Aérienne 705 de Tours, qui était alors le site de l’École de l’Aviation de Chasse. J’ai eu le privilège de travailler au sein de l’Escadron de Maintenance des Alphajets, également connu sous l’acronyme ESTA, pour Escadron de Soutien Technique Aéronautique. 

Après une année de redoublement, j’ai enfin pu réaliser mon rêve en intégrant une école d’ingénieur en aéronautique en alternance. J’ai rejoint la formation d’Ingénieur CNAM en Aéronautique et Spatial, en partenariat avec l’ISAE-ENSMA, tout en signant un contrat d’apprentissage de trois ans chez Airbus Helicopters à Marignane. Je tiens à rajouter qu’il existe des classes préparatoires  “remise à niveau pour BTS et DUT (ou BUT aujourd’hui) nommées  ATS:  Adaptation Technicien Supérieur. Cette formation s’étend sur une année et permet d’avoir accès soit aux écoles que l’on n’a pas pu avoir soit à des écoles non accessibles à l’issue d’un BTS ou DUT. Par la suite, j’ai enchaîné avec deux emplois de courte durée, puis traversé une période de 11 mois de chômage. Durant cette période, je n’ai pas ménagé mes efforts dans la recherche d’opportunités, malgré un marché de l’emploi atone en raison de la pandémie de COVID-19. 

L’engagement militaire m’ayant toujours attiré, j’ai  pris l’initiative de me rapprocher du CIRFA le plus proche de chez moi et ai constitué un dossier en vue de passer le concours Officier Sous Contrat au sein de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Après plusieurs tentatives, j’ai été sélectionné pour les épreuves de sélection en vue d’un poste d’Expert en Planification Aérienne sur la Base Aérienne 107 de Villacoublay. Bien que les épreuves de sélection se soient globalement bien déroulées, l’entretien s’est avéré être un défi plus coriace, aboutissant malheureusement à un échec. Quelques mois plus tard, j’ai rebondi en rejoignant Capgemini Engineering, où j’ai travaillé au sein du Bureau d’Études Qualité de Vol, un emploi que j’exerçais précédemment.

3. POURQUOI L’AÉRONAUTIQUE?

L’aéronautique a été une découverte extraordinaire grâce à mon expérience en planeur. Depuis 2011, je me suis adonné à cette passion et ai eu le privilège de trouver ma vocation. Actuellement, avec plus de 250 heures de vol j’ai volé dans plusieurs clubs différents.

4. POURQUOI LES JEUNES IHEDN ?

J’ai rejoint l’association des Jeunes IHEDN pendant ma période de chômage. Un ami passionné de planeur, membre du Club de Vinon sur Verdon, m’avait vanté les mérites de cette association, en particulier du Comité Aéronautique et Espace. Sans aucune hésitation, je me suis inscrit pour les rejoindre. C’était une opportunité exceptionnelle de rester connecté à ma passion pendant une période difficile, tout en élargissant mon cercle de connaissances. 

Dès mes premières incursions dans le monde de l’aéronautique, j’ai été particulièrement captivé par le domaine militaire. Mon intérêt s’est renforcé grâce au réseau que j’ai développé au sein de mon club de planeur et de mes expériences professionnelles.

Cette association est une véritable mine d’informations et de possibilités de mise en relation. dont il serait dommage de ne pas profiter. C’est d’ailleurs lors d’un apéritif en compagnie de quelques membres du Comité Aéronautique et Espace que j’ai découvert la FMIR HN. En repartant de cette soirée, j’ai eu cette révélation : « C’est par là que je dois passer pour rejoindre l’armée ! » Cela illustre parfaitement la richesse du monde associatif.

5. UN CONSEIL À DONNER ?

La vie est une alternance continuelle d’échecs et de réussites. Il est impératif d’apprendre à se relever, à tirer des leçons de ses échecs et à persévérer. Je demeure particulièrement attaché à l’adage « Les échecs, ce ne sont que des réussites déguisées ». N’oubliez pas vos origines et souvenez-vous du chemin parcouru. Et surtout, ne renoncez jamais.

Dans le scénario le plus optimiste, vous atteindrez vos objectifs, et dans le pire des cas, vous serez devenu une version meilleure de vous-même ! Cela en vaut la chandelle !

Pour en savoir plus : Cap’Pro

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