Visite de la base aérienne 278

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[ COMPTE-RENDU ]

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VISITE DE LA BASE AÉRIENNE 278 (BA 278) – AMBERIEU-EN-BUGEY

Mercredi 13 avril 2022, des membres de la délégation Auvergne Rhône-Alpes des Jeunes-IHEDN ont eu l’honneur de visiter la BA 278 d’Ambérieu-en-Bugey.

"La base aérienne 278 est un véritable couteau-suisse"

« La base aérienne 278 est un outil de combat ! », nous annonce fièrement le colonel Gonzales lors de notre accueil.

Difficile à croire à première vue : si la plateforme aéronautique accueille des exercices opérationnels, aucun escadron militaire n’est implanté sur la base aérienne, dont le tarmac est ouvert aux aéronefs civils. Cependant, cette visite nous fera vite changer d’avis.

Implanté sur la base et principale activité du site, l’Atelier industriel de l’aéronautique (AIA) d’Ambérieu-en-Bugey appartient au Service Industriel de l’Aéronautique (SIAé). Son objectif est le Maintien en Condition Opérationnelle (MCO) au profit du Ministère des Armées et de la Direction Générale de l’Armement notamment, au même titre que les quatre autres AIA : Clermont-Ferrand, Bordeaux, Cuers-Pierrefeu et Bretagne.

L’AIA d’Ambérieu-en-Bugey est reconnu pour ses savoir-faire essentiels, garants de notre autonomie étatique et économique en matière de MCO aéronautique.

L’AIA intervient sur quatre missions :

  • L’étalonnage des appareils de mesure : métrologie des appareils électromagnétiques, ainsi que le bon fonctionnement des appareils de détection d’attaque nucléaire et chimique.
  • L’entretien des équipements de détection radar et de navigation : rénovation et remise à niveau des matériels radar CENTAURE, balises TACAN, et caissons ALADIN permettant une couverture radar sur toute la France.
  • Le soutien et la fabrication des matériels de servitudes, embarqués et d’environnement aéronautique, notamment la maintenance des appareils de communication et des équipements de bord : connectiques, fréquences radio, panneaux MASA et balises de détresse.
  • La confection et la maintenance de matériels de Sécurité – Sauvetage – Survie :

Elle vérifie tous les sièges éjectables de Rafale, Mirage 2000 et Alpha-Jet, ainsi que les différents paquetages de survie qui les accompagnent.

Elle fabrique également les housses, bâches de protection, harnais de sécurité, et toutes les sangles d’un aéronef, les parachutes de secours ainsi que les canots de sauvetage.

Enfin, il a la charge de l’entretien des équipements de vol du personnel navigant : combinaisons étanches, gilets de sauvetage, gilet de combat, pantalons anti-G et casques pilotes.

Avec ses 270 hectares, la base aérienne met à disposition sa plateforme aéronautique pour de nombreux exercices de différents escadrons et régiments : 25e RGA, le CPA20, le CEFOS, le 68e RAA, le 3e RHC et bien d’autres.

La base garantit notamment leur sécurité à travers la maintenance et le reconditionnement des bouteilles d’oxygène, azote et CO2. Ces bouteilles sont ensuite utilisées par les 500 pompiers de l’Air du pays, dans les avions, les camions anti-anti-incendie, ou encore pour les dispositifs de freinage sur les pistes.

La base s’emploie par ailleurs à faire rayonner la jeunesse à travers différents dispositifs mêlant culture aéronautique, histoire, tradition, sport, cohésion et prise de responsabilités ; un parcours qui se veut attractif et fidélisant pour développer des liens avec la jeunesse, à travers le fil conducteur de l’aéronautique, avec notamment :

  • l’accueil des Journées Défense et Citoyenneté (JDC);
  • la création d’une Escadrille Air Jeunesse (EAJ);
  • les partenariats avec des Classes Défense et Sécurité Globales (CDSG);
  • l’implantation du Centre du Service Militaire Volontaire (CSMV).

Le CSMV propose chaque année un “nouveau départ” à 1200 jeunes femmes et hommes sans emploi qui suivent en l’espace d’un an à la fois une formation militaire et une formation professionnelle. Le réseau territorial de collectivités, d’entreprises et d’associations permet à 82% d’entre eux de trouver du travail.

La base aérienne 278 est donc un véritable couteau-suisse qui dynamise le département de l’Ain. Mais elle est aussi chargée d’une histoire plus que séculaire : à 12 ans, Saint-Exupéry y réalisait son premier baptême de l’air. 110 ans plus tard, la base aérienne 278 n’a pas fini de mettre des étoiles dans les yeux de la jeunesse.

À propos de l'auteur

Ulysse

Ulysse est aspirant-médecin en cinquième année. Il est également auditeur de la 112ème session jeune de l’IHEDN. Très actif au sein des Jeunes IHEDN, Ulysse est membre de la délégation régionale Auvergne Rhône-Alpes ainsi que du comité Aéronautique & Espace.

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