Propos recueillis par le Comité Moyen-Orient et Monde Arabe – Le 9 décembre 2022
Maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Elyamine SETTOUL est docteur en sciences politiques de l’Institut d’Études Politiques de Paris. Ses recherches s’articulent autour des questions de sécurité et de défense, des thèmes liés à l’ethnicité, les phénomènes migratoires ainsi que les phénomènes de radicalisation. Il est expert des phénomènes de radicalisation auprès de multiples institutions : observatoire des radicalisations, ministères, collectivités territoriales, administration pénitentiaire, etc. Il a créé et dirige le certificat de spécialisation Prévention de la radicalisation du CNAM Paris. Il a récemment publié Penser la radicalisation djihadiste : acteurs, théories, mutations (PUF, 2022), ainsi que Radicalization in theory and practice: understanding religious violence in Western Europe (avec Thierry BALZACQ, Michigan University Press, 2022).
La parution en octobre 2022 de son ouvrage, Penser la radicalisation djihadiste: acteurs, théories, mutations (PUF) a posé la trame de cet entretien accordé par Elyamine SETTOUL aux Jeunes IHEDN. Au cours de cet échange, il est revenu sur le processus de radicalisation djihadiste à l’œuvre chez les nombreux acteurs qu’il a pu interroger dans ses enquêtes de terrains, notamment en prison et dans l’armée française.
Les Jeunes IHEDN (JI) : Vous proposez avec ce livre un exercice de synthèse en six chapitres des problématiques de radicalisation djihadiste, principalement en France. En quoi cet exercice est-il nécessaire aujourd’hui, après plusieurs livres et de nombreux articles sur le sujet ?
Elyamine SETTOUL (ES) : Effectivement, il y a eu une production considérable de travaux, des milliers d’articles, plusieurs centaines de thèses et cette inflation exponentielle a eu tendance à noyer les lecteurs profanes. La littérature existante ne me satisfaisait pas, les auteurs appliquaient des modèles théoriques préexistants : par exemple, les lectures néocoloniales voyaient dans les djihadistes le symbole de la revanche du Sud contre l’impérialisme occidental, les lectures psychologiques ne rendaient compte que de personnes sous forte influence, etc. En somme, personne ne semblait voir que l’État Islamique (EI) avait réussi à créer une mosaïque sociologique inédite avec des profils très disparates. La controverse médiatique entre Gilles KEPEL et Olivier ROY a participé à masquer d’autres prismes et d’autres approches théoriques plus ancrées au terrain[1].
Or, sur le terrain je voyais des jeunes qui ne s’inscrivaient ni dans l’approche képélienne ni dans celle de ROY. Ce livre se fonde sur des enquêtes réalisées entre 2017 et 2022 lors d’ateliers avec des détenus dits TIS (Terroristes Islamistes) et DCSR (détenus de droit commun susceptibles de radicalisation)[2] notamment à la prison de Fresnes. J’ai aussi rencontré beaucoup de personnes en milieu ouvert, des gens placés sous main de justice, des parents dont les enfants sont décédés dans des zones de combat. J’ai pu confirmer une idée existante : il n’y a pas réellement de profil-type du djihadiste ; il y a plutôt des parcours qui se ressemblent. Il y a une réelle imbrication des facteurs macro (la société), meso (l’entourage) et micro (la psychologie) qui ne peuvent être dissociés pour tout expliquer à partir d’un seul facteur.[3]
JI : Comme vous le détaillez dans le chapitre 2, pouvez-vous revenir sur le sens du mot salafisme, sa place historique et ses liens avec le wahhabisme et les Frères musulmans ? Quel lien avec le djihadisme islamique moderne ?
ES : Le mot salafisme vient de l’arabe « al-salaf al-salih » qui signifie « les pieux prédécesseurs » ou les « vertueux prédécesseurs » ; il désigne les premiers Musulmans de l’histoire. Ils jouissent d’une image très positive. Un hadith [parole rapportée de Mohammed] indique que les trois premières générations seraient les plus pieuses, et que l’on doit chercher à les copier, tant du point de vue de la forme que du fond. Dans cette perspective, il faut parfois s’habiller comme les premiers Musulmans, manger comme eux, respecter les horaires des prières. Il y a tout un ensemble de manières d’être qui s’inscrivent dans une orthopraxie. Se revendiquer comme salafiste est aussi une ressource méliorative puisque c’est rejoindre quelque part les meilleurs des croyants. Il est intéressant de constater qu’il existe des courants très divers qui se considèrent comme salafistes.
Le wahhabisme est un courant qui naît au XVIIIe siècle, qui va aussi se considérer comme salafiste, dans le territoire précis du Najd (Arabie centrale). Il résulte d’un pacte politico-religieux entre Mohammed Ibn Abd AL-WAHHAB, religieux, et le clan des AL-SAOUD : adoption de l’idéologie rigoriste du premier (contre les Soufis, les Chiites, la domination turque ottomane) en échange de la légitimation religieuse du clan AL-SAOUD pour dominer la région. Deux siècles après, l’Arabie Saoudite est dirigée par les descendants de ce clan tribal et déploie un soft power religieux à l’échelle mondiale grâce à ses hydrocarbures. C’est d’une certaine manière un salafisme localisé qui présente la particularité de ne pas chercher à s’immiscer dans le champ décisionnel du politique.
Les Frères musulmans, eux, sont un mouvement qui naît dans un contexte de domination coloniale britannique à la fin des années 1920, en Égypte. Selon ses militants, il faudrait réislamiser la société en passant par l’investissement politique afin de revenir à un système califal qui appliquerait la charia. Il faut notamment mettre fin aux frontières du monde musulman dessinées par les puissances coloniales. La grande différence avec les wahhabites réside dans le fait que les Frères musulmans investissent clairement le champ politique (via notamment les réseaux mondiaux, dont on surestime l’audience et l’influence en Occident). L’Arabie Saoudite n’est pas une théocratie comme l’Iran, c’est le champ politique qui dicte aux clercs religieux ce qu’ils doivent faire. Alors que les Frères musulmans sont des militants politiques qui cherchent précisément à prendre le pouvoir. Aujourd’hui, le Qatar comme la Turquie soutiennent les Frères musulmans, d’où la très grande méfiance de l’Arabie Saoudite qui souhaite cantonner le religieux au religieux. En Turquie, l’AKP [parti présidentiel du Président Recep Tayyip ERDOGAN] est proche des idées des Frères musulmans, dans sa perspective d’un mouvement islamiste qui dirige une nation.
Les salafistes sont souvent décrits à travers une typologie à trois entrées : les quiétistes, les politiques et les jihadistes. L’un des débats actuels concerne le lien entre ces trois systèmes de croyance : continuum ou rupture ? La majorité des chercheurs considère que le djihadisme de la dernière décennie s’est autonomisé dans le sens où les acteurs qui l’incarnent se sont de plus en plus éloignés des instances traditionnelles de socialisation salafiste.
JI : Dans votre chapitre 3 sur l’État Islamique, vous évoquez les femmes djihadistes : quels vecteurs les ont amenés à s’engager si l’EI énonçait clairement que leur rôle dans le califat se cantonnait à celui de mère et d’épouse ?
ES : Il y a chez les femmes une appétence à l’action et la violence, il relève d’un stéréotype que de penser le contraire. Dans l’armée, nombreuses sont les candidates aux forces spéciales, par exemple. Au niveau des vecteurs d’engagement, pour les plus naïves il y avait l’idée de trouver un mari, un beau combattant sur zone. Pour beaucoup d’autres, elles considéraient la société occidentale, et la France en particulier, comme islamophobe, qui ne permet pas de porter le voile ou la burqa, donc ne permettant pas de vivre comme une bonne musulmane. En conséquence elles rejoignent une société qui leur autorise et même leur impose cela.
Elles ont été très nombreuses à être déçues, puisque l’usage de la violence leur était autorisé uniquement en dernier recours, comme lors de la prise de Mossoul où elles ont eu le droit d’utiliser leurs ceintures d’explosifs. Mais effectivement chez l’EI, comme chez Al-Qaida, le rôle des femmes est cantonné à celui de réconfort et de soutien aux combattants hommes. Même si quelques femmes passent à des actes spectaculaires comme Muriel DEGAUQUE[4], cela reste totalement marginal.
Alors, pourquoi ne pas revenir ? D’abord, certaines ont accepté ce rôle de réconfort. Ensuite, beaucoup ont été bloquées par l’EI pour rentrer chez elles, par des confiscations de passeports et des empêchements physiques. On a beaucoup de témoignages de femmes qui ont tenté de rentrer à trois ou quatre reprises, et qui n’ont pas réussi faute de relations, d’argent ou en raison de la rétention de leurs papiers d’identité.
JI : Votre chapitre 4 est le cœur de l’ouvrage : pouvez-vous résumer les 5 vecteurs d’explication de la radicalisation djihadiste, que vous appelez « pentagone théorique de la djihadisation » ?
ES : Les cinq pôles permettent d’avoir une vision globale.
En conclusion, chaque pan éclaire la mosaïque djihadiste sans pouvoir offrir une intelligibilité globale. Chaque paradigme a ses forces et ses limites. Le but est d’outiller au mieux les professionnels qui travaillent sur ces questions, tout en étant ouvert aux étudiants.
JI : Passons au chapitre 5 sur le djihadisme au prisme du monde militaire. Qu’avez-vous observé sur la place de l’islam dans l’armée française ? Existe-t-il des liens avec la radicalisation djihadiste ?
ES : C’est assez méconnu mais l’armée française gère plutôt bien le fait musulman dans ses rangs. Il est vrai que l’organisation de l’islam dans l’armée française est assez récente ; l’aumônerie existe seulement depuis 2005, alors qu’on a des soldats musulmans depuis le milieu du XIXème siècle avec la conquête de l’Algérie. Néanmoins la France fait aujourd’hui figure de référence au niveau international car nous avons une trentaine d’aumôniers musulmans. Il faut comparer cela au fait que les Britanniques n’en ont qu’un, les Allemands réfléchissent à en installer un, et l’armée américaine, dont le vivier militaire est sans commune mesure avec la France, en a une quinzaine. Donc en fait, l’aumônerie musulmane des armées est plutôt en pointe à l’échelle mondiale.
Mais, ce n’est pas le cas de l’aumônerie musulmane des prisons, où il y a un vrai déficit. Il y a un véritable problème de recrutement. Lorsque vous êtes aumônier militaire, vous êtes officier, vous avez une paie, vous partez en opération extérieure, vous êtes valorisé. À l’inverse, les aumôniers des prisons n’ont pas de paie, mais récupèrent uniquement un remboursement de leurs frais, ils touchent quelques centaines d’euros de dédommagement et ce n’est pas très attractif.
J’ai mené une enquête dans l’armée, qui est sortie il y a une dizaine d’année, mais je ne crois pas que la situation ait fondamentalement changé. L’armée est une institution structurellement intégratrice mais il existe comme ailleurs des phénomènes de discrimination et des actions de mise en périphérie de certaines populations issues de minorités visibles, des minorités sexuelles ou des femmes, et une forme d’islamophobie. Cette dernière se développe notamment avec la figure de l’ « ennemi intérieur », puisque ces dernières années le djihadisme a été essentiellement porté par des jeunes qui ont grandi en France. Donc il y a cette crainte de voir des soldats musulmans retourner leurs armes contre leurs frères. Cela est très fantasmé, car concrètement, les cas de mésallégeance ou de déloyauté sont extrêmement rares. Il y a eu quelques cas de jeunes qui ne voulaient pas partir en opération sur un théâtre musulman, comme ce tireur d’élite du 1er régiment d’infanterie, en garnison à Sarrebourg, qui ne voulait pas aller en Afghanistan. Mais l’armée a géré ce cas de manière très efficace, en excluant ces soldats. Ce qui n’est pas forcément le cas de l’armée américaine, où l’on a eu des soldats musulmans qui sont passés à la violence contre des frères d’armes. Mais le système de recrutement des armées américaines est beaucoup plus capitalistique, c’est-à-dire qu’elles recrutent des hommes qui sont parfois instables psychologiquement, car les centres de recrutement sont payés au volume… En France nous sommes dans un processus de recrutement beaucoup plus rigoureux.
Concernant les liens avec la radicalisation, j’ai vu pendant mon enquête doctorale beaucoup de jeunes un peu désorientés, car ils avaient décroché scolairement, ils venaient de familles avec des parcours chaotiques, un père absent… des marqueurs que l’on retrouve chez beaucoup de jeunes djihadistes. Aujourd’hui, si vous êtes un jeune avec peu de diplômes, une adresse peu valorisante, un faciès basané et un prénom typé, l’insertion est très compliquée. L’armée est une institution qui peut permettre de trouver un sens à sa vie, une direction, une identité positive. Un jeune sans études avec de bonnes compétences physiques, auditives et visuelles peut se retrouver dans un régiment d’élite. L’armée est plutôt vue positivement par ces jeunes car elle les évalue d’une autre manière que l’école. La haine de soi des jeunes, qui parfois se change en haine de l’autre, est une dynamique que l’armée a le mérite de contrecarrer en replaçant les jeunes dans une filiation, une valorisation de soi, etc. C’est peut-être la dernière institution, aujourd’hui en France, qui permet cela.
JI : Finalement, concernant le chapitre 6 et la réponse des pouvoirs publics, quel est le processus lors du retour des combattants français ? Et des femmes ? Que se passe-t-il en prison, et après la prison ?
ES : De manière générale, le traitement carcéral des femmes en France est moins bien organisé que celui des hommes. Les femmes ont moins accès à des ateliers par exemple, et à moins de ressources. Pour ce qui est des femmes djihadistes, elles sont automatiquement judiciarisées, comme les hommes, depuis les attentats avortés de 2016 contre Notre-Dame de Paris (par un commando de femmes).
Par ailleurs, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France[7], qui tarde à rapatrier ses ressortissant(e)s du camp d’Al-Hol (en Syrie) engagé(e)s au sein de l’État Islamique. Je pense que l’on doit, comme les autres États, rapatrier nos ressortissants. Il me semble que nous avons une opinion publique très hostile à cela, très échaudée par la vague d’attentats post-2015. Mais, on ne peut laisser des enfants mourir de maladie ou des suites d’incendies de tentes, par le seul choix de leurs parents.
Je pense que ces femmes djihadistes doivent être sanctionnées et incarcérées, et c’est ce qui est fait. Les enfants sont en familles d’accueil (ou la leur si elle est considérée comme saine), et l’Aide sociale à l’enfance affirme aujourd’hui que la réinsertion est plutôt en bonne voie. Il est évident que plus les enfants sont grands, plus cela est compliqué et demande un traitement thérapeutique long. De plus, en les maintenant sur zone, on alimente la propagande de l’EI selon laquelle « les Musulmans ne seront jamais traités comme des Français » ! Je ne crois pas trop au phénomène de « bombe à retardement » dont on a pu entendre parler pour les plus jeunes. Je pense que moyennant un suivi, la très grande majorité ne posera pas de problème de réintégration.
Il est clair qu’il faut sanctionner les djihadistes. Maintenant, là où il faut faire plus d’efforts, c’est pour la réinsertion post-carcérale. On a aujourd’hui tendance à appliquer beaucoup de mesures MICAS (Mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance), prononcées presque systématiquement par les magistrats, et à plutôt punir les sortants qu’à les surveiller. Il faut trouver un équilibre entre politique de sécurisation de la société et politique de réinsertion. Car plus on laisse des gens dans la nature, plus ils peuvent se laisser à nouveau aller vers la violence : avant tout dans la délinquance de droit commun, plus que dans le djihadisme.
Marc HECKER donne des chiffres sur le programme PAIRS (Programme d’Accompagnement Individualisé de Réaffiliation Sociale)[8], aidant à la réinsertion de djihadistes après libération. Parmi les 63 personnes ayant suivi le programme à Paris depuis octobre 2018, deux ont été réincarcérées. À Marseille, c’est 6 sur 32. Quelques personnes réincarcérées, c’est toujours trop. Mais, si on veut voir les choses positivement, ce ne sont pas des jeunes qui sont retombés dans le terrorisme. Peut-être que cela interroge plutôt nos capacités à réintégrer. Globalement, lorsque l’on sort d’une prison française, les dispositifs de réinsertion sociale sont assez faibles. J’ai tendance à avoir une lecture plus sociale, qui met l’accent sur davantage de moyens à déployer sur ces profils particuliers. À la fois à l’extérieur mais aussi à l’intérieur, car nous avons des prisons qui sont dans des états de vétusté parfois indignes, qui sont relativement dénoncés par les instances internationales, comme l’Observatoire International des Prisons (OIP), soulignant souvent le nombre de suicides – quasiment un par jour en France. Sanctionner d’accord, mais la prison ne doit pas être un mouroir. À la prison de Fresnes, l’occupation est autour de 150% : 1900 personnes pour 1300 places. Il est évident que ces conditions alimentent les discours antiétatiques ; qui dit discours antiétatique, dit discours de radicalisation.
JI : Avez-vous trois conseils pour les jeunes IHEDN qui s’intéressent à ces questions, en termes de d’ouvrages, vidéos, articles, etc. ?
ES : Lisez le livre d’Olivier ROY, Le djihad et la mort (Seuil, 2019).
Écoutez le témoignage audio « Un faux prophète » sur Arte (juin 2017), dans lequel Claire ROBICHE interview un ex-recruteur de djihadistes, repenti.
Enfin, lisez l’ouvrage d’Haoues SENIGUER, La République autoritaire : islam de France et illusion républicaine (2015-2022) (Le bord de l’eau, 2022).
[1] Cette « controverse » oppose Olivier ROY, tenant d’une approche résumée en « islamisation de la radicalité » qui veut que l’origine de la violence djihadiste soit une révolte générationnelle qui utilise l’EI comme support à un moment donné mais n’a rien à voir avec une cause théologique, à Gilles KEPEL, qui explique que les origines de la violence se trouvent dans l’islam salafiste et radicalisé.
[2] En mars 2019, l’administration pénitentiaire comptait 517 TIS et environ 1000 DCSR.
[3] CRETTIEZ, Xavier. « Penser la radicalisation. Une sociologie processuelle des variables de l’engagement violent », Revue française de sciences politique, 2016.
[4] Kamikaze belge qui s’est faite exploser en Irak en 2005, dans une opération contre des militaires américains.
[5] BOUZAR Dounia, Ils cherchent le paradis. Ils ont trouvé l’enfer, L’Atelier, 2014.
[6] GAYRAUD Jean-François, Théorie des hybrides. Terrorisme et crime organisé, CNRS éditions, 2017.
[7]AFP, Le Monde, 14 septembre 2022. Disponibilité et accès : https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/09/14/la-france-condamnee-par-la-cedh-pour-son-refus-de-rapatrier-deux-femmes-djihadistes-detenues-en-syrie-avec-leurs-enfants_6141571_3224.html.
[8] HECKER Marc, « Djihadistes un jour, djihadistes toujours ? Un programme de déradicalisation vu de l’intérieur », Études de l’Ifri. Février 2021.
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